Genève : Les manœuvres du Polisario face à la nouvelle réalité diplomatique du Maroc

Dans les couloirs de Genève, où se tient la 60ème session du Conseil des droits de l’homme, le front séparatiste du Polisario a tenté de recycler son discours habituel. S’appuyant sur le soutien limité de quelques États n’ayant pas encore assimilé les mutations géopolitiques et humaines du dossier du Sahara marocain de la dernière décennie, cette tentative — via une déclaration lue par le représentant du Mozambique au nom d’un groupe restreint incluant l’Algérie et l’Afrique du Sud — est apparue en décalage total avec le contexte onusien. Elle invoque une approche obsolète basée sur des allégations de violations et le principe de l’autodétermination, alors que les réalités de terrain et la dynamique diplomatique et économique du Maroc révèlent une réalité tout autre.

Il apparaît une fois de plus que le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a su s’imposer comme un acteur responsable sur la scène internationale. Il a démontré que la question du Sahara n’est pas un simple différend régional, mais une question de souveraineté et d’unité nationale bénéficiant d’un soutien croissant de partenaires internationaux et de puissances africaines. L’ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla par des pays ayant autrefois reconnu l’entité séparatiste illustre parfaitement le niveau de confiance et de respect dont jouit le Royaume, tout en reflétant la reconnaissance grandissante de la crédibilité de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine comme solution politique réaliste et définitive.

À l’opposé de ces faits, la situation dans les camps de Tindouf demeure préoccupante. Les rapports font état de violations graves des droits de l’homme, d’une absence de mécanismes de reddition de comptes et d’affaires tragiques, telle que celle de l’enfant Mouloud El Mahjoub, qui a suscité une vague d’indignation. Ces données rendent vaines les tentatives du Polisario et de l’Algérie de redorer l’image des camps devant la communauté internationale, et placent les autorités algériennes face à leur responsabilité morale et juridique quant au respect des droits et de la dignité des Sahraouis sur leur territoire.

Les transformations du Maroc, qu’il s’agisse des réformes politiques et constitutionnelles depuis 2011 ou du développement socio-économique dans les provinces du Sud, ont poussé de nombreux États à réviser leur politique étrangère. Cette dynamique, renforcée par le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, a provoqué un véritable choc pour les adversaires de l’intégrité territoriale, particulièrement après la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui a consacré une nouvelle orientation onusienne plaçant l’initiative d’autonomie au premier plan des solutions possibles.

Nous sommes face à un tableau politique complet : d’un côté, un discours archaïque promu par les séparatistes à Genève ; de l’autre, une nouvelle réalité imposée par le Maroc sur le terrain et dans les forums internationaux, soutenue par des partenaires confiants en son projet politique et économique. Entre les deux, la voix du Maroc reste la plus forte, car elle s’appuie sur une légitimité historique et juridique, sur des réalisations concrètes en matière de droits et de développement, et sur un soutien international croissant.

Il se confirme une fois de plus que le Maroc, tout en faisant face aux tentatives de déstabilisation, poursuit sa marche avec fermeté. Il allie la célébration de ses victoires diplomatiques à une analyse politique soulignant la profondeur des mutations géopolitiques qui ont fait du Sahara marocain une cause scellée dans la conscience de la Nation, et en passe de l’être définitivement dans les instances internationales.

Service Politique // Asdae Maghribia

Comments (0)
Add Comment