Sahara marocain : la Quatrième Commission face à un tournant historique en juin 2026
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admin on 19 février 2026
Le mois de juin prochain ne sera pas une simple étape dans l’agenda diplomatique des Nations Unies. Les 16 et 17 juin 2026, la Quatrième Commission de l’Assemblée générale se réunira pour débattre du dossier du Sahara marocain dans un contexte inédit, marqué par l’adoption de la résolution 2797 en décembre 2025. Cette décision du Conseil de sécurité a consacré, pour la première fois de manière explicite, l’initiative marocaine d’autonomie de 2007 comme cadre sérieux, crédible et réaliste pour parvenir à une solution politique durable.
Ce basculement n’est pas anodin. Il traduit une évolution profonde de la lecture onusienne du conflit : d’une approche héritée des logiques de « décolonisation » vers une vision pragmatique, centrée sur la négociation et le respect de la souveraineté nationale. La Quatrième Commission se trouve ainsi sommée d’adapter ses pratiques et ses débats à la nouvelle référence juridique et politique fixée par le Conseil de sécurité, conformément à l’article 12 de la Charte des Nations Unies.
La participation attendue de délégations issues des provinces du Sud du Maroc donnera à ces discussions une dimension concrète et humaine. Témoignages sur le développement économique, la dynamique sociale et la situation des droits humains viendront contrer les narratifs dépassés que certains acteurs continuent de brandir. Face à ces réalités, la résolution 2797 agit comme une boussole, orientant les institutions onusiennes vers une cohérence indispensable et rappelant que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue désormais la seule voie de sortie crédible pour un conflit vieux de plus de cinquante ans.
En juin 2026, la Quatrième Commission ne débattra pas seulement d’un dossier régional : elle sera confrontée à un choix historique. Soit elle accompagne le mouvement impulsé par le Conseil de sécurité et contribue à l’émergence d’une solution politique définitive, soit elle s’enferme dans des schémas obsolètes, au risque de fragiliser la cohérence du système onusien. L’enjeu dépasse le Sahara : il concerne la crédibilité même de l’Organisation des Nations Unies dans sa capacité à résoudre les conflits selon des principes de réalisme, de légalité et de responsabilité partagée.