En cette époque où les cris se confondent avec la conscience, et où la boussole se perd entre les surenchères identitaires et les prétentions au patriotisme, le silence devient trahison, et la défense de la vérité un devoir urgent. Ce qui s’est produit lors de la marche de Rabat, avec l’attaque honteuse contre le Conseiller royal André Azoulay, n’était pas simplement une chute morale, mais une gifle portée à la mémoire nationale et une insulte à l’un des fils de ce pays qui n’a jamais marchandé son amour pour lui.
André Azoulay n’est pas un simple nom au sein de l’institution étatique, il est l’incarnation de ce Maroc profond, pluriel, patient et noble. Amazigh par ses racines, juif par sa foi, et marocain sans frontières.
Il a vécu la patrie dans son cœur et non dans ses discours, choisissant de la servir dans les moments les plus difficiles, lorsque le silence était synonyme de sécurité et que le risque incarnait le vrai patriotisme.
Né dans une famille juive d’Essaouira ayant activement participé à la résistance contre le colonialisme, son père fut exilé pour son engagement national. André a grandi dans l’ombre du combat, non dans le luxe des privilèges. Il s’est engagé dans la vie politique, a goûté à la prison, puis est entré dans l’appareil étatique par la voie de l’économie, non par quête de prestige, portant avec lui un réseau de relations internationales qu’il n’a jamais utilisé à des fins personnelles, mais mis au service du Maroc.
Alors qu’il aurait pu vivre parmi les tours de verre de Paris ou de New York, il a choisi de rester sur la terre du Maroc, fidèle fils de cette nation. Il n’a pas besoin de certificat de patriotisme : son histoire parle pour lui, son parcours témoigne, et le Maroc le connaît.
Porter atteinte à André Azoulay, ce n’est pas seulement blesser un homme, c’est poignarder le cœur d’un Maroc du vivre-ensemble et de la diversité.
Ceux qui l’attaquent ne comprennent pas l’âme de ce pays, n’acceptent pas ses racines multiples, et ne méritent pas de parler en son nom.
Défendre André Azoulay, c’est défendre un Maroc que nous voulons plus grand que la haine, plus profond que les slogans, et plus fort que les vents qui cherchent à déraciner ses fondements.
André Azoulay est marocain jusqu’à la moelle, un homme qui ne cherche pas les premières lignes par les mots, mais qui construit en silence. Et tous ceux qui connaissent la valeur des hommes savent qu’Azoulay n’est pas oublié par l’Histoire… il contribue à l’écrire.
André Azoulay, un patriote amazigh riche de son histoire, fier de sa mémoire, de sa marocanité.
Par Mr : Lhoussain Chahraoui
Président du bureau régional de l’Organisation Internationale de la Diplomatie parallèle, des Médias et de la Tolérance à Marrakech
Jeudi 10 avril 2025